Moi, c’est Aymeric. Passionné d’aventures à vélo depuis plusieurs années, je pratique l’ultra-distance et le bikepacking.

À travers cet article, j’aimerais partager avec vous mes choix, mes dilemmes et les enseignements que j’ai tirés de mes expériences, aussi bien en course que lors de mes micro-aventures. Que prendre ? Que laisser ? Jusqu’où pousser la légèreté sans sacrifier le confort ? Autant de questions auxquelles il a fallu que je réponde. 

Mon objectif,  vous aider à trouver le bon équilibre entre légèreté, confort et autonomie. Si je peux vous faire éviter quelques-uns des pièges du bivouac à vélo j’en serais comblé. 

Le bivouac en ultra-cyclisme : entre performance et aventure

L’ultra-cyclisme séduit de plus en plus de participants. Ces épreuves qui se déroulent sur plusieurs centaines de kilomètres et parfois sur plusieurs jours, se déroulent en totale autonomie. Ce qui leur confère une forte teinte d’aventure. 

Pas d’assistance extérieure, pas de voiture suiveuse, pas de  ravitaillements organisés. Chaque coureur est livré à lui-même pour gérer seul son alimentation, son effort, sa navigation, ses problèmes mécaniques, et son sommeil. 

Cette autonomie impose de faire des choix parfois difficiles. Parmi eux, celui du couchage s’impose comme étant l’un des plus stratégique. Comment avoir un sommeil suffisant et réparateur en n’emportant le moins possible . Comment faire face aux intempéries sans avoir trop de poids sur le vélo ?  

Je vous présente mes 3 dilemmes récurrents sur le couchage en ultra-cyclisme. 



Dilemme n° 1 : Gagner en poids ou gagner en liberté ?

“Si beaucoup opte pour le confort de l’hôtel, ma vision de l’aventure passe en grande partie par le fait de dormir dehors”

Ceux qui ont un jour pratiqué le cyclisme savent à quel point le poids est un élément important à prendre en compte. Surtout quand  le dénivelé pointe le bout de son nez. Le premier arbitrage consiste donc à  choisir entre la légèreté d’un équipement minimaliste et le confort d’un hébergement en dur.

Pour ma part, je privilégie presque toujours le bivouac. D’abord parce qu’il m’offre une liberté totale : je ne sais jamais précisément où, ni quand je m’arrêterai le soir venu. Ensuite parce qu’il ajoute une dimension d’aventure par sa spontanéité et son minimalisme que je recherche dans l’ultra-cyclisme.  

Chaque bivouac à quelque chose d’unique et de rare. Tout le monde peut dormir à l’hôtel mais peu dorment dehors. Chaque expérience m’offre donc un souvenir aussi fort que les kilomètres parcourus. Parfois contemplatif, parfois dans la difficulté. Mais toujours très intense. 

Cette liberté a néanmoins un coût : il faut transporter avec soi son matériel de couchage.  Le challenge est donc de trouver un juste milieu entre confort, protection thermique, poids et volume. 

J’ai trouvé cet équilibre avec l’ULTRALITE DOWN 150 qui s’est révélé être un allié parfait pour ce type de course. Compact et léger ( 440g), il m’offre une belle couverture thermique dans la plupart des situations.

Dilemme n° 2 : Hyper spécialisation ou polyvalence ?

“je n’emmène que ce que ce dont l’absence pourrait me faire abandonner”

Sur une course de plusieurs centaines, voire millier de kilomètres, la météo et la géographie sont très variables. Une nuit chaude dans la vallée peut être suivie d’une nuit froide et humide en montagne.

Le matériel doit donc pouvoir répondre à toutes les conditions climatiques sans alourdir inutilement le vélo. 

Je vous livre les combinaisons que j’utilise le plus souvent : 

Bivouac ultra léger : 

ULTRALITE DOWN 150 + couverture de survie ;

Bivouac froid et pluvieux : 

ULTRALITE DOWN 150 + Drap de sac en coton + Sursac de couchage

Il ne s’agit pas d’être armé pour faire face à toutes les situations. Mais d’être suffisamment équipé pour poursuivre l’aventure quelles que soient les conditions.



Dilemme n° 3 : S’arrêter ou repousser ses limites ? 

“Si je dois m’arrêter, c’est pour manger ou pour dormir, si mon sommeil n’est pas réparateur, je ne me repose pas, je perds du temps à m’arrêter puis et sur le vélo”. 

La réussite en ultra cyclisme réside dans l’équilibre fragile entre nutrition, gestion de l’effort, sommeil et mental. 

Contrairement aux courses traditionnelles, le chrono ne s’arrête jamais. Chaque minute de sommeil doit donc être très réparatrice au risque de déséquilibrer la balance récupération/temps perdu. 

Le matériel de bivouac joue ici un rôle essentiel. Il doit être facile à installer, à ranger et fournir suffisamment de confort pour obtenir un sommeil réparateur. tenir un sommeil de qualité. 

Sur une course de plusieurs jours, le sommeil est le seul véritable temps de récupération. S’il est négligé, la fatigue s’accumule et les capacités physiques et mentales s’en trouvent vite altérées. 

On considère qu’en dessous de 4 heures de sommeil par tranche de 24 heures on perd plus de temps sur le vélo que ce que l’on gagne à ne pas dormir. En effet, au-delà des risques d’hallucination et de somnolences. La fatigue provoque une perte de lucidité pouvant entraîner des réactions en chaîne telles que des erreurs de navigation, une baisse de la vigilance. Ou pire encore de la casse matériel voir des accidents. 

Pour ma part, j’essaie toujours de trouver un emplacement protégé du vent, de l’humidité et des passages. Quelques minutes passées à chercher le bon endroit peuvent faire gagner plusieurs heures de récupération efficace.

Par ailleurs, j’organise généralement mon sommeil par tranches de 1 h 30 afin de respecter autant que possible mes cycles naturels de sommeil. En journée, je pratique parfois les turbo-siestes de quelques minutes qui permettent de retrouver rapidement de la lucidité.

“Quelques minutes de sommeil peuvent faire gagner des heures de luttes contre la fatigue”

Le bivouac : Une philosophie et un choix de performance

D’année en année, je cherche à améliorer mon matériel et ma stratégie. Le bivouac reste et restera au centre de ma stratégie de course. 

Au-delà de l’aspect pratique, le bivouac représente pour moi une composante essentielle de l’ultra-cyclisme. Il offre une liberté incomparable et renforce le sentiment d’aventure qui fait la richesse de ces épreuves.

L’enjeu consiste simplement à trouver le bon équilibre entre légèreté, protection et qualité de récupération. Le meilleur équipement ne sera pas forcément le plus technique. Mais celui qui permettra de s’arrêter chaque soir sereinement et avoir envie de continuer au petit matin. 



Mes 5 astuces pour réussir un bivouac en ultra :

  • Ne pas se coucher humide (se changer si possible)
  • S’isoler du sol (l’essentiel du froid et de l’humidité provient du sol)
  • Être à l’abri du vent (même par 20° un vent mal orienté empêchera d’avoir un sommeil confortable) 
  • Être à l’abri de la pluie (cf. conseil n° 1)
  • S’éloigner de la route (en course, vous n’avez pas envie de vous faire réveiller toutes les 5 minutes par les bruits de roues libres de vos concurrents )