Si vous vous intéressez au trail running, vous avez probablement déjà entendu ces quatre lettres : UTMB. Elles apparaissent chaque année dans les médias, sur les réseaux sociaux, dans les calendriers de course et dans les discussions entre passionnés de montagne.

Mais qu’est-ce que l’UTMB exactement ?

UTMB signifie Ultra-Trail du Mont-Blanc. Il s’agit d’une course d’ultra-trail organisée chaque année à la fin du mois d’août autour du massif du Mont-Blanc. Son parcours traverse trois pays : la France, l’Italie et la Suisse.

Aujourd’hui, l’UTMB est considéré comme l’une des courses de trail les plus prestigieuses au monde. Mais derrière ce nom se cache désormais bien plus qu’une seule épreuve.

Le HOKA UTMB Mont-Blanc est devenu un événement international d’une semaine, composé de plusieurs courses, et constitue le rendez-vous majeur du circuit UTMB World Series.

Pour comprendre pourquoi des milliers de coureurs rêvent de rejoindre Chamonix chaque été, nous allons revenir sur son histoire, son parcours, ses différentes courses et son système d’inscription.

Lire aussi : Comment préparer l’UTMB ?



1. UTMB : que signifie ce nom ?

UTMB est l’acronyme d’Ultra-Trail du Mont-Blanc.

À l’origine, ce nom désigne avant tout la grande course faisant le tour du massif du Mont-Blanc. En 2026, elle représente environ 174 km pour 9 700 mètres de dénivelé positif.

Le principe paraît simple : partir de Chamonix, effectuer une immense boucle autour du Mont-Blanc en passant par la France, l’Italie et la Suisse, puis revenir à Chamonix.

Sur le terrain, c’est une autre histoire.

Les coureurs affrontent des dizaines d’heures d’effort, des ascensions longues, des descentes techniques, la fatigue, le froid, parfois la pluie, la nuit et de fortes variations de température.

Le départ et l’arrivée de l’UTMB se trouvent à Chamonix, en France. Entre les deux, les participants traversent quelques-uns des paysages les plus emblématiques des Alpes.

L’UTMB est donc à la fois :
  • une course d’ultra-trail ;
  • un tour du massif du Mont-Blanc ;
  • une épreuve internationale ;
  • la finale 100M des UTMB World Series ;
  • et le cœur d’un grand événement consacré au trail running.


C’est cette dernière notion qui peut parfois créer de la confusion.

Quand nous parlons de « l’UTMB », nous pouvons désigner la course principale, l’Ultra-Trail du Mont-Blanc, mais aussi, par extension, l’ensemble de la semaine du HOKA UTMB Mont-Blanc.

 

2. C’est quoi l’UTMB, en quelques chiffres ?

Pour prendre la mesure de cette course, quelques chiffres suffisent.

Pour l’édition 2026, l’épreuve UTMB représente :
  • 174 km de distance ;
  • 9 700 m de dénivelé positif ;
  • trois pays traversés : France, Italie et Suisse ;
  • un départ à Chamonix ;
  • une arrivée à Chamonix ;
  • un temps maximum fixé à 45 heures et 30 minutes ;
  • une catégorie 100M ;
  • plusieurs dizaines d’heures d’effort pour la plupart des participants.


Les caractéristiques exactes du parcours peuvent évoluer selon les éditions, les conditions météorologiques et les décisions de l’organisation.

Une chose reste néanmoins stable : nous sommes face à une épreuve d’endurance particulièrement exigeante.

Pour donner un ordre d’idée, un marathon mesure 42,195 km. L’UTMB représente donc plus de quatre marathons en distance, auxquels il faut ajouter près de 10 000 mètres de dénivelé positif.

Et contrairement à une course sur route, les kilomètres ne sont pas réguliers.

Un kilomètre sur un sentier alpin, après plusieurs cols et une nuit sans sommeil, n’a évidemment rien à voir avec un kilomètre couru sur terrain plat.

 

3. Où se déroule l’UTMB ?

L’UTMB se déroule autour du Mont-Blanc, plus haut sommet des Alpes, culminant à 4 805,59 mètres selon la mesure officielle publiée en 2023.

Le parcours forme une grande boucle autour du massif. Les coureurs quittent Chamonix et progressent à travers les Alpes en passant successivement par la France, l’Italie et la Suisse, avant de revenir en France. Ils traversent des vallées, des villages de montagne, des cols et de nombreux secteurs emblématiques du massif.

Le Mont-Blanc reste le fil conducteur de la course. On ne monte pas jusqu’à son sommet : l’objectif est d’en faire le tour. Cette nuance est importante. L’UTMB n’est pas une course permettant de gravir le Mont-Blanc. C’est un trail du Mont-Blanc, construit autour de son massif.

Le terrain reste néanmoins profondément montagnard. Les participants évoluent sur des sentiers où les conditions peuvent changer rapidement. À la chaleur d’une vallée peut succéder le froid d’un passage en altitude. La nuit modifie également complètement la perception du terrain.

L’expérience ne dépend donc pas uniquement de la distance. La gestion de l’effort, de l’alimentation, du sommeil, du matériel et des conditions météorologiques joue un rôle essentiel.



 

4. Chamonix, le cœur de l’UTMB

Impossible de parler de l’UTMB sans parler de Chamonix.

Pendant la semaine du HOKA UTMB Mont-Blanc, la ville change de rythme. Des coureurs venus du monde entier, leurs proches, des marques outdoor, des médias, des professionnels du trail et de nombreux spectateurs s’y retrouvent.

L’événement est progressivement devenu un véritable festival international du trail d’une semaine.

Les rues accueillent les coureurs. Les départs et les arrivées se succèdent. Les marques présentent leurs produits et leurs innovations. Les spectateurs suivent les différentes épreuves et attendent parfois pendant plusieurs heures le passage des participants.

L’ambiance du départ de l’UTMB est particulièrement connue. Des milliers de personnes se rassemblent dans Chamonix avant que les coureurs ne commencent leur tour du Mont-Blanc. Pour les participants, ce départ représente souvent l’aboutissement de plusieurs années de pratique, de préparation et de courses qualificatives.

L’UTMB est aussi devenu un événement médiatique global, suivi bien au-delà de la vallée de Chamonix et soutenu par de grandes marques internationales.

Cette dimension médiatique participe à sa notoriété, mais elle ne doit pas faire oublier l’essentiel : une fois le départ donné, chaque participant se retrouve confronté à la montagne et à ses propres limites.

 

5. Depuis quand l’UTMB existe-t-il ?

La première édition de l’UTMB a lieu en 2003. Environ 700 coureurs participent alors à cette première course autour du Mont-Blanc. Le trail est encore loin de posséder la visibilité actuelle. Pourtant, le concept rencontre rapidement son public.

L’événement grandit. Le nombre de participants augmente, de nouvelles épreuves apparaissent et la notoriété dépasse progressivement les frontières françaises. En quelques années, Chamonix devient l’un des lieux de rendez-vous majeurs du trail mondial.

Cette croissance oblige également l’organisation à évoluer. Le règlement, les modalités d’inscription, les conditions de qualification, le matériel obligatoire ou encore la gestion des flux ont été adaptés à la popularité croissante de l’événement.

Aujourd’hui, il ne suffit plus de décider de courir l’UTMB puis d’acheter un dossard.

L’accès à la course repose sur un système associant expérience, UTMB Index, Running Stones et tirage au sort pour une grande partie des participants.

 

6. Pourquoi l’UTMB est-il aussi connu ?

Des ultra-trails difficiles existent partout dans le monde. Pourtant, peu possèdent la notoriété de l’UTMB. Plusieurs raisons l’expliquent.

La première est évidemment son terrain. Courir autour du Mont-Blanc offre un décor exceptionnel et une véritable cohérence géographique à l’épreuve.

La deuxième est son histoire. Depuis 2003, la course a eu le temps de construire ses propres références, ses moments marquants et ses champions.

La troisième tient au niveau sportif.

Les meilleurs spécialistes mondiaux du trail et de l’ultra-trail viennent régulièrement se mesurer sur les sentiers du Mont-Blanc. Des noms comme Kilian Jornet ou Jim Walmsley ont contribué à écrire l’histoire récente de la course. En 2022, Kilian Jornet a notamment remporté l’UTMB en 19 h 49 min, en passant sous la barre symbolique des 20 heures.

Les meilleurs athlètes mondiaux sont ainsi capables de terminer cette immense boucle en moins de 20 heures, alors que le temps de course de nombreux participants dépasse largement une journée complète.

Enfin, l’UTMB bénéficie aujourd’hui d’une visibilité internationale considérable. Photos, vidéos, résultats en direct, réseaux sociaux, médias spécialisés et contenus produits par les marques permettent de suivre l’événement depuis de nombreux pays.

L’UTMB est donc devenu à la fois une compétition de très haut niveau et un rendez-vous populaire du monde outdoor.



 

7. L’UTMB n’est pas la seule course de la semaine

Le HOKA UTMB Mont-Blanc ne se limite pas aux quelque 174 km de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc.

Plusieurs formats sont organisés pendant la semaine. Ils possèdent chacun leur distance, leur parcours, leur départ et leurs conditions d’accès.

 

L’UTMB

C’est la course reine.

En 2026, l’UTMB compte 174 km et 9 700 m D+.

Le départ se fait à Chamonix, tout comme l’arrivée. Les coureurs effectuent une boucle autour du massif et traversent la France, l’Italie et la Suisse.

L’UTMB constitue la finale 100M des UTMB World Series.

 

La CCC

CCC signifie Courmayeur-Champex-Chamonix.

Comme son nom l’indique, la course part de Courmayeur, en Italie, traverse notamment Champex en Suisse puis rejoint Chamonix.

La CCC appartient à la catégorie 100K et constitue l’une des UTMB World Series Finals.

Son parcours reprend une partie de l’itinéraire de l’UTMB.

Elle reste une épreuve d’ultra-trail particulièrement exigeante. La CCC ne doit donc pas être considérée comme une simple version « facile » de l’UTMB.

 

L’OCC

L’OCC est la finale 50K du circuit UTMB World Series.

En 2026, elle propose 60 km et 3 500 m de dénivelé positif.

Le départ est donné à Orsières, en Suisse. Les participants passent notamment par Champex-Lac et Trient, franchissent le col de Balme puis rejoignent Chamonix.

La distance est plus courte que l’UTMB ou la CCC, mais le parcours reste exigeant, rapide et très compétitif.

 

La TDS

TDS signifie Sur les Traces des Ducs de Savoie.

En 2026, son parcours atteint 145 km et 9 500 m de dénivelé positif.

Le départ se fait à Courmayeur.

La TDS possède une identité particulière. Son terrain est réputé technique, sauvage et montagnard, avec un passage par le Beaufortain.

Elle s’adresse à des traileurs expérimentés, capables de gérer une très longue distance sur un terrain exigeant.

 

La PTL

La Petite Trotte à Léon, ou PTL, se trouve encore dans une autre dimension.

En 2026, elle représente environ 300 km et 25 000 mètres de dénivelé positif.

La PTL est une épreuve d’ultra-endurance réalisée en équipe. Le parcours emprunte des itinéraires de haute montagne et ne dispose pas du balisage au sol classique d’un trail.

L’orientation, l’autonomie, l’expérience en montagne et la cohésion de l’équipe deviennent donc essentielles.

La Petite Trotte à Léon n’est pas simplement une version plus longue de l’UTMB. Son fonctionnement et sa philosophie sont différents.

 

L’ETC

L’Experience Trail Courmayeur, ou ETC, offre un format beaucoup plus court.

En 2026, l’épreuve propose 15 km et 1 200 m de dénivelé positif, avec un départ à Courmayeur, en Italie.

Elle appartient à la catégorie 20K et permet notamment de découvrir l’atmosphère de la semaine UTMB sur une distance plus accessible.

D’autres formats complètent le programme, notamment la MCC et les épreuves destinées aux jeunes.

Le HOKA UTMB Mont-Blanc permet ainsi de réunir des profils très différents, des jeunes coureurs jusqu’aux spécialistes de l’ultra-endurance.

 

8. Qu’est-ce que l’UTMB World Series ?

Depuis quelques années, l’UTMB ne doit plus être considéré uniquement comme un événement organisé autour du Mont-Blanc.

Il se trouve au sommet d’un circuit international : les UTMB World Series. Le circuit UTMB World Series rassemble des événements de trail organisés dans de nombreux pays et sur plusieurs continents.

Nous retrouvons par exemple des courses by UTMB en Europe, en Amérique, en Asie, en Afrique et en Océanie.

Le calendrier peut comprendre des rendez-vous comme le HOKA Val d’Aran by UTMB en Espagne ou encore des épreuves organisées en Thaïlande.

L’objectif du système est de créer un circuit mondial avec différentes catégories de distance.

Les courses sont principalement classées en :
  • 20K ;
  • 50K ;
  • 100K ;
  • 100M.


Le système comprend plusieurs niveaux : les UTMB World Series Events, les UTMB World Series Majors et les UTMB World Series Finals.

Ces dernières se déroulent pendant le HOKA UTMB Mont-Blanc. L’OCC correspond à la finale 50K, la CCC à la finale 100K et l’UTMB à la finale 100M. Autrement dit, Chamonix accueille chaque année les grandes finales du circuit international.

 

9. Que sont les UTMB World Series Events ?

Les UTMB World Series Events constituent la base du circuit.

Ces événements permettent aux coureurs de participer à des courses reconnues par le circuit et, surtout, de collecter des Running Stones.

Selon la catégorie terminée lors d’un UTMB World Series Event, le coureur obtient un certain nombre de Running Stones :
  • 1 pour une course 20K ;
  • 2 pour une 50K ;
  • 3 pour une 100K ;
  • 4 pour une 100M.


Ces Running Stones jouent ensuite un rôle dans l’accès aux finales de Chamonix.

Les performances comptent également.

Sur les épreuves qualificatives des catégories 50K, 100K et 100M des UTMB World Series Events, les meilleurs coureurs peuvent décrocher une qualification directe pour les Finals selon les règles du circuit.

Pour la plupart des pratiquants, cependant, le chemin vers Chamonix passe par les Running Stones et le tirage au sort.



 

10. Que sont les UTMB World Series Majors ?

Les UTMB World Series Majors représentent un niveau supérieur dans le circuit. Quatre Majors sont organisés chaque année dans différentes grandes régions du monde.

Ils offrent notamment davantage de possibilités de qualification et permettent de récupérer deux fois plus de Running Stones que lors d’un UTMB World Series Event classique.

Les performances réalisées sur un Major peuvent également permettre aux meilleurs coureurs de décrocher directement leur place pour les UTMB World Series Finals.

Nous pouvons donc voir le circuit comme une pyramide. À sa base se trouvent de nombreux événements internationaux. Au-dessus figurent les Majors. Et au sommet, les finales organisées autour du Mont-Blanc.

 

11. Que sont les Running Stones ?

Les Running Stones sont essentielles pour comprendre le système d’inscription actuel. Pour un coureur classique, elles permettent d’accéder au tirage au sort des finales du HOKA UTMB Mont-Blanc.

Elles s’obtiennent en terminant une course éligible lors d’un UTMB World Series Event ou d’un Major.

Pour participer au tirage au sort, il faut avoir acquis au moins une Running Stone au cours des deux années précédant la clôture du tirage, ainsi qu’un UTMB Index valide correspondant à la course souhaitée.

Une Running Stone permet donc d’être éligible, mais en posséder davantage améliore les chances lors du tirage. Il faut également faire une distinction importante : terminer une simple course UTMB Index peut permettre d’actualiser son Index, mais ne permet pas nécessairement de gagner des Running Stones.

Si votre objectif est un jour de prendre le départ de l’UTMB, de la CCC ou de l’OCC, il faut donc regarder précisément le statut de chaque course.

 

12. Qu’est-ce que l’UTMB Index ?

L’UTMB Index est un indicateur permettant d’évaluer le niveau de performance d’un coureur en trail running.

Il est calculé à partir des résultats obtenus sur des courses reconnues et existe dans différentes catégories :
  • 20K ;
  • 50K ;
  • 100K ;
  • 100M.


Un Index général peut également regrouper les performances réalisées sur différentes distances.

Nous pouvons le voir comme un outil permettant de situer le performance level on trail running d’un pratiquant à partir de ses résultats.

L’UTMB présente d’ailleurs son système comme un moyen de classement et d’évaluation des traileurs, que nous retrouvons parfois dans les recherches anglophones sous des expressions telles que “ranking of trail runners by performance level on trail running”, “UTMB World Series ranking” ou “World Series ranking of trail runners”.

L’idée reste simple : comparer le niveau des trail runners by performance level à partir de résultats obtenus en compétition.

Pour disposer d’un UTMB Index valide, il faut avoir terminé une course UTMB World Series ou une course UTMB Index dans la catégorie concernée au cours de la période prévue par le règlement.

L’Index ne remplace pas les Running Stones. Les deux systèmes sont complémentaires.

 

13. Comment s’inscrire à l’UTMB ?

Les inscriptions constituent souvent la partie la plus difficile à comprendre pour quelqu’un qui découvre l’événement.

Pour participer à la finale UTMB, un coureur doit notamment disposer :
  • d’au moins une Running Stone obtenue dans la période requise ;
  • d’un UTMB Index valide dans une catégorie compatible ;
  • puis participer au tirage au sort, sauf qualification directe ou dispositif particulier prévu par le règlement.


Pour l’UTMB, l’Index demandé doit être valide dans les catégories 100K ou 100M.

Pour la CCC, il peut être valide en 50K, 100K ou 100M. Pour l’OCC, les catégories 20K, 50K, 100K ou 100M peuvent permettre de remplir cette condition.

Il ne suffit donc pas d’avoir terminé plusieurs trails. Un coureur peut posséder un bon niveau et beaucoup d’expérience, mais ne pas disposer des éléments nécessaires pour participer au tirage au sort.

Inversement, obtenir une Running Stone ne garantit pas une place. C’est bien un système combinant qualification, expérience et tirage au sort.

Les règles pouvant évoluer d’une édition à l’autre, nous recommandons toujours de consulter les conditions officielles avant de construire un calendrier de courses dans l’objectif de participer à l’UTMB.

 

14. Pourquoi faut-il un tirage au sort ?

La réponse est simple : il y a beaucoup plus de personnes souhaitant courir que de dossards disponibles.

L’UTMB attire des coureurs du monde entier.

Cette demande impose à l’organisation de limiter le nombre de participants, notamment pour préserver les conditions de course, la sécurité et l’impact de l’événement sur les territoires traversés.

Les Running Stones permettent alors de pondérer les chances de chaque candidat.

Plus un coureur en possède, plus il dispose de chances lors du tirage.

Le système récompense donc indirectement l’implication dans le circuit UTMB World Series, sans réserver les finales uniquement aux athlètes professionnels.



 

15. Quel niveau faut-il avoir pour courir l’UTMB ?

Il n’existe pas de réponse universelle.

Un UTMB de près de 174 km et 9 700 m D+ demande une expérience importante du trail, de l’ultra et de la montagne. Être capable de courir un marathon ne suffit pas. Même un bon niveau sur route ne garantit pas une adaptation à l’ultra-trail.

La difficulté vient de l’accumulation :
  • distance très importante ;
  • fort dénivelé ;
  • passages nocturnes ;
  • fatigue musculaire ;
  • gestion de l’alimentation ;
  • gestion de l’hydratation ;
  • variations météorologiques ;
  • technicité du terrain ;
  • manque de sommeil ;
  • nécessité de conserver de la lucidité pendant plusieurs dizaines d’heures.


La plupart des coureurs construisent donc leur expérience progressivement.

Ils commencent par des trails plus courts, découvrent le dénivelé positif, passent éventuellement sur des formats 50K puis 100K, apprennent à courir de nuit et testent leur matériel sur des sorties longues.

Cette progression compte autant que le niveau physique pur. En ultra, savoir ralentir peut être aussi important que savoir courir vite.

 

16. Quel matériel faut-il pour l’UTMB ?

L’organisation prévoit une liste de matériel obligatoire qui peut évoluer selon les conditions et les éditions. Nous ne pouvons donc pas réduire l’équipement à une liste universelle.

Quelques besoins restent néanmoins incontournables sur ce type d’épreuve :
  • un sac de trail adapté ;
  • une réserve d’eau suffisante ;
  • de quoi s’alimenter entre les ravitaillements ;
  • des vêtements protégeant du froid et des intempéries ;
  • une lampe frontale et une solution de secours adaptée ;
  • du matériel permettant de gérer plusieurs heures en montagne ;
  • des chaussures adaptées au terrain ;
  • les éléments de sécurité imposés par l’organisation.


Le choix du matériel doit surtout être validé avant le jour du départ.

Une veste parfaite sur le papier peut devenir inconfortable après dix heures. Un sac mal réglé peut provoquer des frottements. Une chaussure légèrement trop petite peut devenir problématique après plusieurs dizaines de kilomètres.

En ultra-trail, le matériel doit être testé, pas simplement acheté.

Nous conseillons donc de reproduire progressivement les conditions de course pendant l’entraînement : longues distances, dénivelé, nuit, météo changeante et port du matériel obligatoire.

 

17. Quelle est la différence entre le Tour du Mont-Blanc et l’UTMB ?

Le Tour du Mont-Blanc, ou TMB, est avant tout un itinéraire de randonnée permettant de faire le tour du massif.

L’UTMB reprend l’esprit et une grande partie de cette géographie, mais dans le cadre d’une compétition chronométrée.

En randonnée, le Tour du Mont-Blanc est généralement réalisé sur plusieurs jours, avec des étapes, des nuits en refuge ou en hébergement et du temps pour récupérer.

Pendant l’Ultra-Trail du Mont-Blanc, les coureurs doivent parcourir une distance comparable en une seule course continue.

Nous parlons donc du même massif, de certains secteurs communs, mais de deux expériences très différentes.

 

18. Qui sont les grands noms de l’UTMB ?

L’histoire de l’UTMB est liée à de nombreux grands noms du trail international.

Kilian Jornet en est probablement l’une des figures les plus connues. L’Espagnol a remporté plusieurs éditions et marqué la course par ses performances. Son chrono de 19 h 49 en 2022 a notamment renforcé la dimension sportive de l’épreuve.

L’Américain Jim Walmsley a lui aussi profondément marqué l’histoire récente de l’UTMB, notamment en devenant en 2023 le premier homme américain à remporter l’épreuve.

Chaque édition rassemble désormais une partie des meilleurs coureurs d’ultra-trail au monde.

Mais l’UTMB ne repose pas uniquement sur ses élites. Derrière les premières places se trouvent des milliers de pratiquants amateurs ou expérimentés dont l’objectif est parfois simplement de franchir la ligne d’arrivée dans le temps imparti.

C’est aussi ce contraste qui fait la particularité de l’événement : les meilleurs mondiaux et des passionnés anonymes se retrouvent sur le même parcours.

 

19. Pourquoi l’UTMB dépasse aujourd’hui le simple cadre d’une course ?

L’UTMB est né comme une course autour du Mont-Blanc. Plus de vingt ans plus tard, le projet possède une tout autre dimension.

Il existe désormais un circuit UTMB World Series, des événements by UTMB dans de nombreux pays, des Majors, des Finals, un UTMB Index, des Running Stones et tout un système permettant aux coureurs de construire leur parcours sportif.

Le HOKA UTMB Mont-Blanc est parallèlement devenu un événement médiatique mondial.

Des marques internationales y sont présentes, les résultats sont suivis en direct et les images des différents parcours circulent dans le monde entier.

Pendant une semaine, Chamonix, Courmayeur et plusieurs communes du massif vivent au rythme du trail.

L’évènement représente donc à la fois une compétition, un rassemblement de pratiquants, une vitrine du trail running et le sommet d’un circuit sportif international.

 

20. L’UTMB est-il réservé aux professionnels ?

Non. C’est même l’une des caractéristiques intéressantes de l’épreuve.

Les coureurs professionnels occupent naturellement les premières places et disposent d’un niveau exceptionnel. Mais une grande partie du peloton est composée de passionnés qui pratiquent le trail parallèlement à leur vie professionnelle.

Cela ne signifie pas que l’UTMB soit accessible sans préparation.

Pour prendre le départ, il faut avoir construit suffisamment d’expérience pour répondre aux conditions d’inscription. Puis il faut être capable de terminer une épreuve de très longue distance dans un environnement montagnard exigeant.

Nous pouvons donc être amateur et courir l’UTMB. Mais difficilement débutant.

 

L’UTMB en quelques réponses



Qu’est-ce que l’UTMB ? L’UTMB, ou Ultra-Trail du Mont-Blanc, est une course d’ultra-trail faisant le tour du massif du Mont-Blanc à travers la France, l’Italie et la Suisse. Elle constitue la finale 100M des UTMB World Series.

Où se déroule l’UTMB ? L’épreuve se déroule autour du massif du Mont-Blanc. Le départ et l’arrivée de la course UTMB sont situés à Chamonix, en France.

Quand a lieu l’UTMB ? Le HOKA UTMB Mont-Blanc est organisé chaque année à la fin du mois d’août.

Quelle est la distance de l’UTMB ? En 2026, le parcours officiel de l’UTMB mesure 174 km pour 9 700 mètres de dénivelé positif. La distance et le parcours peuvent évoluer selon les éditions.

Combien de temps faut-il pour terminer l’UTMB ? En 2026, le temps maximum prévu pour terminer la course est de 45 heures et 30 minutes. Les meilleurs coureurs mondiaux peuvent parcourir l’épreuve en moins de 20 heures.

Dans quels pays passe l’UTMB ? Le parcours traverse trois pays : la France, l’Italie et la Suisse.

Quand a été créé l’UTMB ? La première édition a eu lieu en 2003, avec environ 700 coureurs au départ.

L’UTMB est-il une seule course ? L’UTMB désigne précisément l’Ultra-Trail du Mont-Blanc, mais le HOKA UTMB Mont-Blanc regroupe de nombreuses épreuves, parmi lesquelles l’UTMB, la CCC, l’OCC, la TDS, la PTL, l’ETC, la MCC et des formats destinés aux jeunes.

Qu’est-ce que l’UTMB World Series ? L’UTMB World Series est un circuit international de trail running. Il rassemble des événements organisés dans de nombreux pays et mène jusqu’aux UTMB World Series Finals organisées pendant le HOKA UTMB Mont-Blanc.

Faut-il des Running Stones pour participer à l’UTMB ? Pour accéder au tirage au sort des finales, un coureur doit notamment disposer d’au moins une Running Stone obtenue dans la période prévue par le règlement et d’un UTMB Index valide correspondant à la course visée.

Qu’est-ce que l’UTMB Index ? L’UTMB Index est un indicateur calculé à partir des résultats en compétition afin d’évaluer le niveau de performance d’un coureur en trail. Il existe pour les catégories 20K, 50K, 100K et 100M.

L’UTMB est-il la course de trail la plus prestigieuse au monde ? Il n’existe évidemment pas de classement universel permettant de désigner objectivement une seule « meilleure » course. Mais par son histoire, son plateau sportif, sa dimension internationale et son influence sur la discipline, l’UTMB est aujourd’hui considéré comme l’un des rendez-vous les plus prestigieux du trail running mondial.

 

Ce qu’il faut retenir sur l’UTMB

Si vous vous demandiez « c’est quoi l’UTMB ? », retenez avant tout quatre lettres et quelques chiffres.

UTMB signifie Ultra-Trail du Mont-Blanc.

La course principale fait le tour du massif du Mont-Blanc en traversant la France, l’Italie et la Suisse. En 2026, elle représente 174 km et 9 700 m de dénivelé positif, avec un départ et une arrivée à Chamonix.

Mais l’UTMB est désormais beaucoup plus qu’une course.

Le HOKA UTMB Mont-Blanc est devenu une semaine internationale consacrée au trail, regroupant plusieurs formats et accueillant les UTMB World Series Finals. Autour de cet événement s’est développé un circuit mondial reliant des dizaines de courses et des milliers de coureurs.

Depuis la première édition de 2003, l’UTMB a profondément grandi. Le trail aussi.

Pour certains, Chamonix représente une finale mondiale. Pour d’autres, une ligne d’arrivée rêvée depuis plusieurs années. Pour les spectateurs, c’est l’occasion de voir évoluer certains des meilleurs coureurs de la planète.

Et pour tous ceux qui pratiquent le trail, l’UTMB reste surtout un symbole très concret de ce que l’ultra peut demander : de l’endurance, de l’expérience, une bonne connaissance de la montagne et la capacité à continuer d’avancer, kilomètre après kilomètre.